La norme EN 13060 distingue trois classes d'autoclaves. La classe B est imposée par l'Arrêté Royal du 25/11/2005 pour les tatoueurs et pierceurs en Belgique, et recommandée par le CSS/HGR pour tous les professionnels de santé.
La norme européenne EN 13060 définit trois classes de petits stérilisateurs à vapeur selon leur capacité à traiter différents types de charges. La classe B (Big autoclave) traite toutes les charges : instruments solides, emballés, creux et poreux. La classe N (Naked) ne traite que les instruments solides non emballés. La classe S (Specified) traite des charges spécifiques définies par le fabricant — ses capacités varient d'un modèle à l'autre.
La différence fondamentale est le système de vide. Les autoclaves de classe B utilisent un pré-vide fractionné qui évacue l'air de la chambre et des canaux internes des instruments creux avant d'injecter la vapeur. Sans ce pré-vide, la vapeur ne pénètre pas dans les lumières des instruments creux (turbines, contre-angles, canules) — l'air piégé crée des poches non stérilisées.
En Belgique, l'Arrêté Royal du 25 novembre 2005 impose explicitement un autoclave de classe B pour les studios de tatouage et de piercing. C'est l'une des exigences les plus strictes d'Europe dans ce secteur. Les instruments creux (canules, tubes) nécessitent le pré-vide fractionné de la classe B pour garantir la pénétration de la vapeur dans leurs canaux internes.
En cabinet dentaire, le Conseil Supérieur de la Santé (CSS/HGR — avis 8363 et 9682) recommande la classe B pour les instruments creux utilisés en pratique courante. Pour les podologues, profession paramédicale reconnue en Belgique (AR du 7 mars 2016), le CSS recommande la classe B pour les instruments invasifs.
Les autoclaves de classe N ne stérilisent que des instruments solides, non emballés et non creux. Cela signifie que les instruments doivent être utilisés immédiatement après le cycle — impossible de les stocker dans des sachets. Pour un cabinet dentaire, c'est insuffisant : les instruments doivent être emballés pour maintenir la stérilité jusqu'à utilisation. Pour les studios de tatouage et de piercing en Belgique, la classe N est non conforme : l'AR du 25/11/2005 exige spécifiquement la classe B.
Les autoclaves de classe S ont des capacités définies par le fabricant. Certains modèles traitent les charges emballées mais pas les instruments creux. D'autres traitent certains types de charges creuses. Il est impératif de vérifier les spécifications exactes du fabricant et de s'assurer qu'elles couvrent les types d'instruments utilisés dans votre activité. En cas de doute, la classe B est le choix sûr — et le seul conforme pour le tatouage et le piercing en Belgique.
Quelle que soit la classe, chaque cycle doit être validé. Le test de Bowie-Dick vérifie la pénétration de la vapeur pour les autoclaves de classe B — il doit être effectué quotidiennement avant la première charge. Le test Helix est spécifiquement conçu pour valider la stérilisation des instruments creux. Un test échoué signifie que la charge n'est pas stérilisée, quel que soit ce qu'affiche le rapport de cycle.
Pour le détail des contrôles obligatoires, consultez le guide des contrôles biologiques. SecuSteri trace les cycles de toutes les marques d'autoclaves (W&H, Melag, Euronda, Castellini, Tuttnauer et autres) — quelle que soit la classe.
Studio de tatouage et piercing : classe B obligatoire (AR 25/11/2005). Cabinet dentaire : classe B recommandée par le CSS (instruments creux, emballés). Podologue : classe B recommandée (instruments invasifs, profession paramédicale reconnue). Maquillage permanent (dermopigmentation) : classe B recommandée par le CSS 8719, bien que la stérilisation ne soit pas légalement obligatoire. Vétérinaire : classe B recommandée pour les instruments chirurgicaux creux.
Pour comprendre ce que doit contenir votre fiche de traçabilité après chaque cycle, consultez le guide de la fiche de traçabilité.
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