Tout cabinet dentaire doit disposer d'un protocole de stérilisation écrit. Les inspecteurs ARS le vérifient, et la grille d'évaluation ADF fait référence. Ce guide détaille ce que votre protocole doit contenir et comment s'assurer qu'il résiste à une inspection.
Tout cabinet dentaire doit disposer d'un protocole de stérilisation écrit, accessible à tout le personnel et présenté lors des inspections. Ce document décrit la marche à suivre à chaque étape de la chaîne de stérilisation et désigne les responsabilités. L'absence de protocole écrit est un motif de non-conformité lors d'un contrôle ARS.
La désignation de la personne responsable de la stérilisation au sein du cabinet. La description détaillée de chaque étape de la chaîne de stérilisation (pré-désinfection, nettoyage, rinçage, séchage, conditionnement, autoclave, stockage). Le planning de maintenance et de validation de l'autoclave (qualification initiale, requalification annuelle, maintenance préventive). La fréquence des contrôles biologiques et physico-chimiques. La méthode de traçabilité utilisée (registre papier ou numérique). Les procédures de gestion des déchets (DASRI). Le plan de formation continue du personnel.
Pour le détail de la chaîne de stérilisation étape par étape, consultez notre guide de la chaîne de stérilisation dentaire.
Un cycle est valide lorsque les paramètres enregistrés correspondent au programme sélectionné et que tous les indicateurs sont conformes. En cabinet dentaire, le cycle de référence est 134°C pendant 18 minutes (cycle prion), obligatoire pour les instruments en contact avec le tissu nerveux ou lymphoïde. L'autoclave doit être de classe B pour stériliser les instruments creux (turbines, contre-angles) et les charges emballées.
Avant la première charge de chaque journée de travail, un test de Bowie-Dick (autoclaves à pré-vide) ou un test Helix (instruments creux) valide le bon fonctionnement de l'autoclave. Un cycle échoué ou un indicateur non conforme impose le reconditionnement et la restérilisation de toute la charge.
Pour le détail des contrôles biologiques, consultez notre guide des contrôles biologiques autoclave.
L'Association Dentaire Française (ADF) a publié une grille d'évaluation (versions 2011 et 2015) qui sert de référence aux inspecteurs. Elle couvre l'ensemble du processus : locaux (zone de stérilisation séparée, marche en avant respectée), équipements (autoclave validé, bac à ultrasons fonctionnel), procédures (protocole écrit, traçabilité, contrôles biologiques), et documentation (registre de stérilisation, carnet de maintenance autoclave, attestations de formation).
S'auto-évaluer avec la grille ADF avant une inspection est la meilleure préparation. Les points les plus fréquemment relevés : absence de traçabilité instrument-patient, protocole écrit absent ou incomplet, contrôles biologiques non documentés.
Le protocole doit définir la méthode de traçabilité utilisée. La loi n'impose pas de format — le registre papier reste légalement accepté. Mais ses limites sont documentées : pages manquantes, écriture illisible, oubli de remplissage, absence de lien instrument-patient, risque de perte en cas de sinistre.
Le registre numérique élimine ces risques. SecuSteri importe automatiquement le rapport autoclave, lie chaque instrument à son cycle, et génère un enregistrement signé et infalsifiable. Chaque cycle est archivé selon la durée de rétention du forfait, accessible à tout moment lors d'une inspection.
Pour une comparaison détaillée, consultez notre guide registre numérique vs papier.
Vérifiez chaque point de conformité avant l'arrivée de l'inspecteur. Entrez votre email et recevez la checklist immédiatement.